La chronique du général
Novembre 2004 : La Grèce et le PEA
Novembre 2004 : La Grèce et le PEAEn vancances en Grèce, je buvais la semaine dernière un verre d´Ouzo seul, face
à la mer. Yvonne faisait la sieste. Et je pensais au
PEA de Madame Blanc.
Madame Blanc a voulu profiter de l´enrichissement général
promis par la bourse, et a mis ses économies dans un PEA.
Madame Blanc travaillait depuis 30 ans dans la même société
de petit electroménager. Afin d´augmenter sa rentabilité, cette
société a installé ses usines en des contrées où la main d´oeuvre est moins chère.
Aujourd´hui Madame Blanc n´a plus d´emploi, mais elle peut être contente,
car la bourse a salué le geste de sa société et son PEA va prendre de la valeur.
Français, vous avez pactisé avec le diable. Vous savez tous que pour que votre argent vous rapporte,
il faut que les sociétés fassent passer la rentabilité avant tout, et
vous, bénéficiaires, vous ne pouvez pas vous plaindre des conséquences que
cela entraine.
Aussi en ce retour de vacances qui m´ont offert loin de la foule et de mon cher pays,
la tranquilité propice à la réflexion, je vous demande
une chose : n´abandonnez pas la lutte !
Videz vos PEA !
Et, en un subtile pied de nez, utilisez votre argent à ce pour quoi il devrait
l´être : mangez bien, buvez bon et faites l´amour sans peur du lendemain.
Dites haut et fort à nos gouvernants de rencontre : Nous ne sommes pas des jocrisses !
Car quoi qu´il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s´éteindre et ne s´éteindra pas.
Charles De Gaulle