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De retour dŽIrak, deux otages attaquent lŽONG CashEnlevement

Moins dŽune semaine après leur retour dŽIrak, les deux otages se sont rendus ce matin au tribunal de Paris pour porter plainte contre cette organisation non gouvernementale.

Les deux journalistes étaient envoyés par lŽagence PresseLibre et avaient été capturés il y a trois mois.

Portant encore les stigmates de sa détention, lŽun des journalistes déclarait à la presse :
"CŽest un scandale ! Ce genre dŽorganisation devrait être interdite. Nous venons de faire le tour des éditeurs et personne ne veut publier notre histoire. Cette organisation propose un enlèvement "clés en main". Il suffit de payer et lŽagence leur réserve lŽhôtel, un guide Irakien et contacte le groupe armé pour définir la date de lŽenlèvement. Nous, nous sommes de vrais journalistes, jŽai été obligé dŽapprendre lŽanglais, de trainer dans des bars pourris à Bagdad pour trouver un contact nous mettant en relation avec des ravisseurs potentiels. En plus, cette société réserve à lŽavance des chambres au Hilton de Bagdad et nous avons été obligés de nous rabattre sur un trois étoiles à notre arrivée. Il y a tellement de journalistes enlevés maintenant, que notre histoire nŽintéresse plus personne."

Propos confirmé anonymement par un membre de la rédation de France-Télévision.
"On a plus besoin de journaliste là-bas. On achète directement les images au gars de CNN. Ceux sont les mêmes sur toutes les chaines de télé du monde. DŽailleurs même quand on montre des enfants déchiquetés avec des gros plans, il nŽy a plus dŽaugmentation notable de lŽAudimat. Le seul moyen pour un journaliste de se faire remarquer cŽest lŽenlèvement. Une bonne arrivé en avion de nuit à Roissy, la femme et les enfants qui pleurent, ça, cŽest de lŽinformation !"

Même son de cloche chez CashEnlevement.
"Soyons Francs. Les journalistes dans toutes les zones dangereuses ne quittent pas les palaces. Ce que nous leur apportons cŽest la logistique leur permettant un enlèvement propre et sans danger. Vous savez dans ces pays lŽhygiène nŽest pas la même quŽici. Et puis la vérité cŽest que les journalistes en place ne veulent pas partager le gateau. Avec nous, même des journalistes débutant qui ne font pas parti du cercle de ceux qui en croquent peuvent se faire enlever. Nous venons dŽailleurs de créer un site Internet pour faciliter encore les démarches. Une carte bleue suffit pour vous faire enlever dans le pays que vous voulez. Nous couvrons maintenant 56 destinations."

Jugement le 2 février.

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